Publié le 18 Juin 2014

Dernier spectacle de la saison au Châtelet pour moi, après la très agréable surprise que fut Into the Woods.

Le roi et moi est une œuvre que je connais peu, mais qui reste associée à Yul Brynner dans mon esprit et la façon animale qu’il a de regarder Deborah Kerr pour Shall we dance ? C’était donc l’occasion de voir cette œuvre sur scène, et je ne le regrette absolument pas. Coupe du monde de foot oblige, la salle n’était pas remplie et je pense qu’il doit rester des places pour les prochaines représentations, donc si vous êtes à Paris, n’hésitez pas !

Ce qu’en dit le Châtelet

Ici

Basé sur l’histoire d’Anna Leonowens, qui a réellement existé, le roman Anna and the King of Siam de Margaret Landon obtient un immense succès à sa sortie en 1944.

L’œuvre relate l’arrivée à la cour de Siam de cette jeune préceptrice galloise (accompagnée de son fils) qui doit enseigner l’anglais à la nombreuse progéniture que le roi a eue avec différentes femmes. La forte personnalité du souverain heurte la jeune femme, qui tentera de l’apprivoiser tout en essayant de faciliter les amours de l’une des jeunes favorites du roi avec l’élu de son cœur. Après avoir acquis les droits du roman, l’actrice anglaise Gertrude Lawrence créa le rôle d’Anna à la scène en 1951. Le Roi était incarné par l’inoubliable Yul Brynner, qui devait immortaliser plus tard le rôle aux côtés de Deborah Kerr dans le film de Walter Lang (1956). Avec cette cinquième collaboration, Rodgers et Hammerstein signaient l’une de leurs meilleures comédies musicales, qui recèle quelques pépites comme « Something Wonderful » ou « Hello Young Lovers ».

Nouvelle production - En anglais, surtitré.

Durée : environ 3h15 avec entracte Presented through special arrangement with R&H Theatricals Europe

Ce qu’en j’en ai pensé

Disons le de suite, j’ai beaucoup aimé. Les décors étaient superbes et tous les artistes chantaient très bien. Je ne savais pas que Lambert Wilson chantait et j’ai été agréablement surprise par son interprétation de ‘A puzzlement’.

Néanmoins j’ai parfois eu un léger goût amer dans la bouche. Déjà parce que le livret a très mal vieilli et que l’histoire fleure bon le colonialisme (pour montrer qu’ils ne sont pas ‘barbares’, les siamois doivent se comporter comme des européens). Ensuite à cause de Lambert Wilson.

Dans le programme, Wilson dénonce la performance de Brynner comme étant kitch, et indique qu’il voulait faire quelque chose de différent, pour montrer la profondeur du personnage du roi. Je suis assez d’accord sur son analyse, le roi interprété par Brynner a parfois un côté clown qui est assez dérangeant. Mais malheureusement, je n’ai rien vu de différent dans l’interprétation de Wilson, si ce n’est son insistance sur l’utilisation d’un accent très fort, et d’une élocution assez cassée. Il faut dire que le personnage du roi tel qu’écrit dans le livret ne lui laissait pas beaucoup de marge de manœuvre non plus. J’ai donc parfois eu l’impression de voir un Européen, blanc, s’amuser à prétendre être un barbare asiatique, et à parler dans un anglais approximatif avec un faux accent. Et au final, Brynner semble plus authentique, parce qu’il ne cherche pas à faire l’étranger et se contente d’être lui-même (il ne force pas l’accent par exemple).

Plus que la faute de Wilson, je pense qu’il s’agit d’une faute du metteur en scène qui n’aurait pas dû choisir un Européen pour le rôle du roi.

Cette impression désagréable n’a pas été dissipée par les ricanements du public lors du ballet sur la case de l’oncle Tom. Je trouve que c’est un des moments les plus touchants de la comédie musicale et aussi une démonstration de l’universalité de certains thèmes comme la liberté, mais apparemment une partie du public a trouvé les danses thaïlandaises drôles…

Malgré ces quelques bémols, j’ai vraiment apprécié la mise en scène et c’est un spectacle que je recommande chaudement.

Et pour finir, Shall we dance avec Yul Brynner et Deborah Kerr

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Rédigé par Faoileàn

Publié dans #TV - Ciné et Théâtre

Publié le 8 Juin 2014

I know I haven’t been blogging much lately, but life’s a bit complicated and is showing no sign of becoming less so. Still, there are a few beauty bits I’ve been using in the past few months which I think deserve a post. No picture though, as I haven’t had the time.

Taking off my make-up: the Body Shop Camomile range

This range has been out for some months (ok, quite a few months), and I’ve been using the cleansing oil and the cleansing butter to remove my make-up.

Of the two, I prefer the butter. I think that because of the difference of texture you tend to let it penetrates more in the skin and it is therefore more effective to remove make-up.

Both do a great job on my mascara and I haven’t had mascara traces on my pillowcase since I’ve started using them. None of the make-up removers I used before ever managed that.

Both work the same way: put a bit in your hand, rub it on your face, add a bit of water and remove everything with a muslin clothe.

Cleansing butter: 14€ (French price) for 90mL, which lasts a good 4 months

Cleansing oil: 15€ (idem) for 200mL, can’t say how long it lasts as I use it only at weekends.

One of latest addition to the Vitamin E range: the serum

If I had been quicker, I could have said it was the latest addition to the range, but they’ve added a new day cream (which I’ve starting using today as it seems lighter than my winter Nuxe rêve de miel one). This is the ‘serum-in-oil’ which you have to use under your night cream.

Let’s be honest, I can’t say I have seen a major improvement in my skin as I don’t have particularly dry skin and the simple fact of using a night cream, no matter how light, is enough for me. But it is nice, absolutely not greasy and a little goes a long way. I’d recommend it for anyone with dry skin who feels that their night cream is not enough.

Serum-in-oil: 24€ (French price) for 28mL, I have been using for 2 months, it’s not showing any sign of running out, so I’d say it should last 4 to 5 months no problem.

Now, let’s talk make-up: the Bourjois shop is a place of perdition

Bourjois had the wonderful idea to open a shop in the Passage du Havre close to St Lazare in Paris, i.e. somewhere that I have to pass in front of anytime I go to Paris. And they often have lovely offers. Buy 3 get the 4th one free, buy 2 polishes get a third for free etc…. Place of perdition I tell you?

Anyway, my latest interesting purchases (beside some colours from the 1s polish range) are lippies and mascara.

1 second mascara: my ‘they’re real’ is stating to get dry so I figured out it was the right time to try a new one. Oh, and Monoprix (another place of perdition for singleton, especially women. They sell wine by the glass. And good wine it is too) and 20% off this mascara, so I really had no excuse.

I don’t ask too much of a mascara. I’m not asking for extra-long eyelashes, extra volume or any of the rubbish you see in ads. No, all I want is something that doesn’t end up in my eyes at the end of the day – especially during pollen season – and which gives a bit of volume to my lashes, but not much. Something like ‘natural only slightly improved and darker’.

This one is the business. It lasts all day (I haven’t tried the waterproof version yet but have great hopes), looks nice but not fake, it gives just the right amount of volume.

Price: 14,35€ (RRP in France)

Rouge Edition lipsticks: this was quite a pleasant surprise. I didn’t expect a lipstick that costs less than 15€ to last more than an hour. And I absolutely didn’t expect it to last through 2 cups of tea/coffee. But this one does. It last about 4 hours, maybe 3 if you drink a lot of tea/coffee (don’t look this way, I’m only on 2L a day). There’s a wide range of colours. N° 13 Rouge jet set is a bright red, just the sort I like to cheer me up, N°14 Pretty prune is a deep burgundy and N°05 Brun bohème is almost a nude on me, reminding me of Nars’ Casablanca.

Price: 11,95€ (RRP in France)

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Publié le 6 Mai 2014

Quand arrive le temps des élections – quelle que soit l’élection – deux choses m’agacent. La première c’est l’abstention. C’est bête, c’est sentimental, mais que voulez-vous, j’estime que puisque des gens dans le monde sont prêts à mourir pour obtenir le droit de voter dans des élections libres, la moindre des choses que nous pouvons faire, nous autres européens privilégiés vivant dans des démocraties, c’est d’utiliser ce droit de vote qui nous est acquis. D’autant plus que voter c’est obtenir le droit de se plaindre après. Parce que critiquer la politique d’un gouvernement alors que l’on ne s’est même pas donner la peine d’aller voter c’est absurde et hypocrite.

La seconde chose qui m’agace c’est le vote de protestation. Le principe de voter pour un parti que l’on ne soutient pas, dont les idées ne sont pas forcément les nôtres, juste pour énerver le gouvernement en place. Et le vote de protestation aux Européennes est celui qui m’énerve le plus. Pour une raison très simple : la majorité des gouvernements n’en tient pas compte, utilisant l’excuse du « c’est une élection avec des enjeux européens, cela ne concerne pas ma politique » et bien souvent le seul résultat est que débarquent au Parlement des députés qui ne siègent que le nombre de fois minimum pour obtenir leurs indemnités, ne travaillent pas en commission et en gros ne servent à rien, et surtout pas à représenter leurs électeurs. Dans le genre gâchis des deniers des contribuables, cela se pose là.

Donc voilà, je me moque de savoir pour qui vous allez voter, mais essayer au moins de voter pour un parti dont les idées sont les vôtres.

 

Et c’est dans cette idée que j’ai essayé de réunir une liste de sites utiles pour comprendre les enjeux de ces élections. Aucun de ces liens ne renvoie vers un parti politique et les sites pro-européens sont clairement indiqués comme tel.

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Election time… I have two pet hates when it comes to elections. The first one is the abstention. Call me a sentimental fool, but people have died (and are still dying in some countries) to get the right to vote in free elections. I believe the least we can do, since we are privileged enough to be able to enjoy this right freely, is to use it. Besides, how can you criticise a policy if you didn’t even turn out to vote?

My second pet hate is the protest vote. You know the kind, voting for a party you don’t necessarily like or whose ideas are not yours, just to annoy your government. And when this protest vote takes place during the European elections, it annoys me even more. Why? Because most governments will ignore it anyway, using the old “it’s an election about Europe not about my policy” excuse, which means that as far as protests go, it’s pretty useless. And then because the end result is usually to send to the EU Parliament a bunch of MEPs who will only come to the plenary sessions the required minimum of times to get their full allowance, who won’t work in the committees and who are not going to represent the interests of anyone, especially not of those who voted them in. This is a complete was of taxpayers’ money.

So please, go and vote, but vote for a party whose ideas you believe in.

 

This is why I’ve drawn up a short list of websites that can be useful to understand these European elections and their importance. No link is to a political party, and all pro-EU websites are clearly indicated as such.

 

Fact checking

 

Des chiffres, rien que des chiffres / Plain data

 

https://factcheckeu.org/

Ce site Internet fait du fact checking. Un homme politique avance un chiffre concernant l’Europe ? Les petites mains derrière le site cherchent la source et note le degré de véracité. Parfois c’est intéressant, parfois ça l’est moins, cela dépend du sujet traité.

 

As the name indicates, this is a fact checking website. When a politician uses a figure about Europe, the team behind the website tries to assess its veracity. Sometimes it’s interesting, sometimes not, it depends on the topic.

 

Que fait votre député ? / What is your MEP doing

http://www.votewatch.eu/

 

Un de mes sites favoris (oui, j’ai une vie passionnante), votewatch recense l’activité parlementaire de chaque député. Idéal pour savoir si le député pour lequel vous envisagez de voter respecte les consignes de son parti / vote selon des critères nationaux etc… Pour les élections, ils ont même un petit gadget vous permettant de faire correspondre vos idées à un député.

 

One of my favorite website. Votewatch compiles all the data regarding the parliamentary activity of every MEP. It is the best tool available to know how your MEP is voting on each topic, whether he/she follows the party’s rules or vote according to his country of origin etc… For the elections, they have a nice little gadget allowing you to match your ideas to a MEP.

 

Blog

 

En français uniquement : les coulisses de Bruxelles

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/

 

Quatremer est un oiseau rare dans le paysage journalistique français. C’est à mon sens le seul journaliste qui comprennent réellement comment fonctionne l’UE (faut dire qu’il est correspondant Europe depuis 1990) et qui soit capable d’en parler tous les jours ou presque. Il est pro-européen, mais pas euro-béat non plus.

Site partisan pro-europeéen.

 

 

Think tanks / groupes de réflexion

 

Fondation Schuman

http://www.robert-schuman.eu/

A French think tank, pro-European but with good analysis papers.

Un groupe de réflexion français, pro-européen produisant de bon articles de fond

Site pro-europeén

Pro-EU website

 

Bruegel

http://www.bruegel.org/

An English-speaking think tank, dealing mainly with economics. Liberal and with a good reputation for respectability.

Rather pro-European (but liberal)

 

 

Sites d’information / News

 

Les sites suivants sont des sites d’information sur l’UE. Certains sont relativement pro-UE (Toute l’Europe par exemple), mais ce sont surtout des sites qui concentrent en un seul endroit toute l’information habituellement disséminée sur les sites institutionnels ou dans la presse, tout en y ajoutant des enquêtes et des analyses.

 

The following links are news websites on EU affairs. Some are rather pro-EU (Toute l’Europe), but most importantly they are websites which gather in one place data and information coming from institutional sources or other newspapers, adding their analysis or investigation.

 

 

En français uniquement : http://www.touteleurope.eu/

French but with English and German versions : http://www.euractiv.fr/

In English only : http://www.europeanvoice.com/

 

 

Et pour finir… / Last but not least…

 

Le site officiel/ The official website

http://www.elections2014.eu/

Site pro-europeén

Pro-EU website

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Bon vote!

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Publié le 4 Mai 2014

Yes I know. Children’s books. So what ? That’s what they say about Harry Potter too !

The first time I heard about Percy Jackson was when the first movie came out. “You should watch it, it’s really good” said my best friend. And he was right (an annoying habit of his). A few weeks ago I saw the second one and remembered that the films were based on books. So I bought the books. All 5 of them. And read them in…oh…5 days? And then discovered that there was another series (Heroes of Olympus). So I read them. Except that the 5th one isn’t published yet. So now I have to wait till October… I hate when this happens.

The story

Percy Jackson is a 12-year old boy with dyslexia and attention deficit hyperactivity disorder who gets expelled from a lot of schools because strange things happen to him. This is because Percy is a demi-god, the child of a god – Poseidon – and a mortal. To protect him and because of the threat of a rather unpleasant prophecy that hangs above his head, he is taken to Camp Half-Blood to meet the other demi-gods and train with them.

Why do I love these books? Well, first of all, I think they’re well written. The first series is written from Percy’s point of view, at the first person. Heroes of Olympus is written from different characters’ points of view and the first person is abandoned which I sort of regret (but can live with).

Then, they are a modern take on the old Greek myths. As a child, I was fascinated by the Greek myths. At the age of 10 I had already read the Iliad and the Odyssey. I knew all about Greek myths. At 12 I was even telling the story of the Atreidai to my baby cousin (what d’you mean not appropriate?). So of course, books based on all these myths are exactly my cup of tea. I also think that they are very good to teach children Greek mythology if they haven’t read anything about it yet. The second series is very good in that respect too because it explores the differences between the Roman and the Greek versions of the gods, in a very clever way.

And finally, the characters, and more especially the girls. I don’t remember reading teenage fiction as a teenager. I’m not even sure such a thing existed, but in any case I was into the classics (Dumas, obviously, some Pushkin, Molière). The problem with the classics is that you don’t find many female role models (Jo March excepted, but even her is questionable). I never grew up thinking I wanted to be like Queen Margot. Nowadays it looks like there are more teenage fictions than in my time, but I’m not sure there really are a lot of role models for girls. We’re talking about a world where Twillight is a hit… Anyway, there is Hermione in Harry Potter, and Ginny to a certain extent, but that’s all. And these are books written by a woman, so it’s not even as if the author didn’t realise the need to give young girls role models. No such problem in the Percy Jackson’s books.

In the first series we get Annabeth (rather similar to Hermione but more fun to have around. And she’s deadly with a blade), Thalia (daughter of Zeus, fights with her own aegis. And she’s a punk), Clarisse (daughter of Ares, how awesome is that?), the hunters of Artemis, Bianca and finally Silena (very brave even if she’s a daughter of Aphrodite).

In Heroes of Olympus, there is Piper (another daughter of Aphrodite but with a brain and who learns to fight) and Hazel (fights, uses magic etc…). All have brains, are brave and do not need the boys to rescue them. Hermione is nothing compared to any of these girls. So a big thank you to Rick Riordan for having created so many great teenage girls in his books.

So yes, these are books for teenagers. But I don’t care because they are great books. If you love Greek mythology, enjoyed Harry Potter and want some escapism, go on, grab The lightning thief and I’m sure you’ll be reading The House of Hades before long.

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Publié le 5 Avril 2014

Yes, I’m still alive and reading if not kicking. February and March have been busy, work is doing my head in, the 6 Nations nearly broke my heart (and the last game probably didn’t help my blood pressure) and I’m trying to sort out a few existential questions in my life.

But as I said, I’ve been reading. I mentioned previously (here) that I discovered Maeve Binchy at the start of the year. And so, since February I have been going through her books as fast as possible. I don’t think I’ll write reviews of all of them, but I will at least write something about those I really liked.

But first, a few lines to explain why I’m enjoying Binchy’s books so much. First, there is an almost Balzac-like quality to her books in that some characters keep reappearing. It gives the reader the impression of reading about a large family, or a community he is part of. Having lived in Ireland and in Dublin in particular, I do not find that fake as I’ve noticed that Dublin is a sort of big village where everybody may not be related to each other but tries to find some way to relate to the people they meet. The relatively small size of the city also means that it is quite frequent to come across people you know during your day. Joyce showed it, and it hasn’t changed so much in a century.

Then, there is the constant optimism of her writing. Binchy doesn’t describe a fake world where everything is rosy. There are dramas, death, unfairness in her books. But in the end, you know that things that can be fixed will be fixed. Not perfectly but they will improve.

And finally, I enjoy very much her description of communities, of the value of solidarity. The emphasis she puts on it is very Irish I think, but it is nevertheless an important message to pass along: we’re always stronger when we’re part of a group.

So now for a few ‘reviews’ (aka ramblings)

The Copper Beech

The book takes place in the 50s (I think) in rural Ireland. The local school has on its ground a copper beech on which the children carve their initials or a message the day they leave school. The book follows the life of a some of these children, their dreams, their dramas, their successes and their failures.

All ‘classes’ of society are represented, from the poor people from the cottages to the girl from the big house. There is a strong emphasis on the fact that people who believe in themselves can do almost anything, no matter what their background is. As usual, the good people get rewarded and there is a strong emphasis on the importance of living in a community.

At the start I wasn’t enthralled by this book but as I kept reading, I got more and more drawn into it, wanting to know what was going to happen to the characters and how it would all end. It is a happy book and a very optimistic one too.

Scarlet Feather

We’re now moving to a completely different setting. Bye-bye rural Ireland and hello Celtic Tiger Dublin. Cathy Scarlet and Tom Feather are starting their catering business. Cathy is married to Neil, a very successful human right lawyer from a rather rich and very snobbish family and Tom is living with his girlfriend who wants to be a model. And in their busy lives arrive the twins, Simon and Maud. They are Neil’s 9-year old cousins, their parents have almost abandoned them, they have no idea how to behave in society and will have a big impact on everybody’s life.

I thoroughly enjoyed this book. The background story of the setting up of a catering business is fascinating and the other themes (women and their careers, men and their careers, family and work, money and happiness, what makes a family etc…) are all very well handed. And more than anything, it is the book that introduces Maud and Simon. These two characters will appear in other books (Quentin’s, Heart and Soul, Minding Frankie) and they are among my favourite characters. They’re really special but very endearing too. A bit like Quentin’s (that I will review later. Promise), it’s a fascinating book on the power of food too and on how important it is to people’s lives.

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Publié le 27 Février 2014

Voilà un moment que je voulais lire cette BD. Un passage chez Cultura en décembre, et la voilà sur la pile des ‘livres à lire avant d’en racheter d’autres’ au pied du lit.

Histoire

Arthur Vlaminck rejoint l’équipe du ministre des Affaires étrangères Taillard de Vorms pour préparer les ‘langages’, c’est-à-dire les discours du ministre. Nous sommes à un moment très important puisque la France essaye d’empêcher une intervention américaine au Lousdem, pays accusé de détenir des armes de destruction massive.

Critique

Evidemment, tout cela est très transparent. Taillard de Vorms a la silhouette de Villepin, les quelques cases où apparaissent le ‘PR’ montrent un président avec une silhouette rappelant Caius Saugrenus.

Mais ce qui est intéressant c’est l’image donnée du Quai vu de l’intérieur. Un ministre qui a une capacité de travail phénoménale, toujours en mouvement avec une longueur d’avance sur les analystes, une équipe de collaborateurs réduite (une dizaine de personnes, alors qu’ils sont près de 80 auprès du Secrétaire d’Etat américain comme expliqué au début du premier tome) qui travaillent jours et nuits et ne vivent que pour leur travail et le service de l’Etat.

C’est un peu le pendant BD de Borgen. Cela vous réconcilie avec la politique et à une époque où il est bon de casser du fonctionnaire cela montre également la réalité du quotidien de ces quelques hauts-fonctionnaires qui font tourner l’appareil d’Etat.

Verdict

Il faut aimer la politique pour aimer cette BD, mais si c’est le cas, c’est une lecture tout ce qu’il y a de plus recommandée. Evidemment, on sait comment ça se termine et on attend avec impatience le dorénavant célèbre discours à l’ONU.

J’avais eu l’occasion de croiser de Villepin quelques mois après ce discours. Enfin, croiser est un bien grand mot puisqu’il n’avait pas pu rejoindre la salle principale de Matignon où se tenait la réception (c’était pour la journée de l’Europe et Raffarin avait convié des ‘jeunes’) parce que la foule des lycéens et jeunes étudiants l’avaient stoppé dès le premier salon. A cette époque, il était une idole pour la jeunesse anti-guerre, et en lisant cette BD, je me suis souvenue de cette époque, de Jack Straw posant ses lunettes avec une tête qui disait ‘il va falloir que j’improvise sur la première partie de mon discours’, des applaudissements à l’ONU, de l’air heureux de Joschka Fischer, de la fierté que beaucoup d’entre nous avions ressenti à ce moment. Un bon moment de nostalgie teinté de tristesse.

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Rédigé par Faoileàn

Publié le 24 Février 2014

This is one of the books I picked during last December International Fair in Luxembourg. I had never read one of Maeve Binchy’s books (I must have read a short story or two) and it was the perfect occasion to start.

Story

Elizabeth is a 10-year old child in London during the Blitz. The children are going to be evacuated and her mother decides to send her to a long (and almost forgotten) friend of hers in Ireland. Elizabeth will become part of the family she’s sent to and forge a lifelong friendship with one of the daughters, Aisling. The book follows the ups and downs of their friendship for almost 20 years, through love, marriage, separations and motherhood.

Review

20 years in a bit less than 600 pages I quite an achievement. The funny thing is that little non-events get pages and pages of descriptions but the life-changing ones are dealt in broad strokes. I actually really liked this way of writing which meant that you never tired of the story.

In a way, I found the opposition of Ireland and England as a bit cliché, but on the other hand, Binchy knows what she was talking about and some clichés are actually truths. It’s hard not to feel a lot of affection for the two main protagonists as they go through all the small and big trials of their lives. As a woman, the book is also a good reminder of what it was like to be a woman in the 40s to 60s in England (not great) and Ireland (sort of worse but at least there was more warmth to the people).

The ending leaves just what is needed to the imagination and manages to be both dramatic and hopeful.

Verdict

Do not give this book to a young bride or a young bride to be as it contains some particularly depressing parts on marriage and married life.

This remark aside, this is a very good book, quite enjoyable. Probably a woman’s book (because most men wouldn’t be seen dead reading a book about female friendship. Although I wonder how she could have sold so many books if only women were reading them), but absolutely not in a disparaging way. I thoroughly enjoyed it and would recommend it without a doubt..

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Publié le 20 Février 2014

Ma première expérience d’un roman de Teulé n’avait pas été très positive. Je n’avais pas aimé son Charly 9. J’avais trouvé le style presque arrogant et désinvolte pour une histoire qui au final n’est tout de même pas particulièrement drôle (je sais pas vous mais la St Barthélémy ça ne m’a jamais fait beaucoup rire). Mais le titre de ce livre a réveillé la fan d’Idées noires qui sommeille en moi et je me suis dit que j’allais redonner une chance à Jean Teulé.

L’histoire

La famille Tuvache tient de père en fils un magasin où l’on trouve tout pour se suicider correctement. Ce sont des amateurs du travail bien fait, les Tuvaches, du genre ‘mort ou remboursé’. Mais voilà, autant leurs aînés semblent bien partis pour reprendre l’affaire familiale, autant le petit dernier…

Critique

Le livre se lit très vite et facilement. Il est drôle, parce que même s’il y est beaucoup question de mort, tout cela est tellement poussé à l’extrême que ça en devient drôle (alors qu’Idées noires par exemple est beaucoup plus sombre). La seule vraie tristesse que l’on ressent, c’est à la fin du livre.

Au final, c’est un livre qui célèbre la vie et le besoin de s’accrocher et d’espérer même quand tout est sombre.

Verdict

Je mettrais ce livre dans la catégorie des romans de gare. Le type de livre que l’on achète en poche pour un voyage de 2 ou 3 heures. Ce n’est pas un reproche, ça se lit bien et on sourit. Mais ce n’est pas un chef d’œuvre non-plus. Très franchement, ne suis pas sûre d’avoir envie de donner une troisième chance à Jean Teulé.

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Publié le 17 Février 2014

I didn’t make a new year resolution of it, but it was in the back of my mind, a bit like losing weight and eating less sweet things *cough* chocolate *cough*, something I knew I had to do but couldn’t commit to because of the sometimes hectic schedule I live by. ‘It’ being of course blogging, and more precisely blogging about books and cultural things. I have been reading and going out a lot lately (well, maybe not a lot, but a reasonable amount of times) but somehow couldn’t find the time to write about it all. So no more excuses, I’m sitting in front of my computer and won’t get up until I’ve written 4 articles. Yes, four!

Let’s get started with the first book I read this year: the Goldfinch by Donna Tartt (apparently published early this year in France as Le chardonneret).

Story

Thirteen-years old Theo is with his mother in an art museum (the MET?) visiting an exhibition on Dutch paintings when a bomb goes off. In the resulting confusion, Theo escapes with a ring given to him by an old man and a painting – The Goldfinch by Fabritius. These two objects will decide his fate for the next 13 years as they bring him in contact with new friends, loyal, dodgy or both at the same time, new worlds and quite a few enemies.

Review

The book has been well received and though it is undeniably a very good book, I cannot honestly say that I loved it. I liked it well enough, but it wasn’t ‘love’.

The book is very well written and there is a real passion about paintings, antique and fine arts. My favourite parts were those relating to this and the description of Hobie’s job.

While I loved reading about life in the Village (and I’m thinking of returning to NYC one of these days), I really did not like the whole Las Vegas episode which sounded too far-fetched (but maybe it is possible, in the USA, to leave two 14/15-years old boys alone drinking beer, vodka, doing drugs and shoplifting without even seeing so much as the shadow of a policeman..).

And that’s my main problem with the books, once Theo leaves New York ,everything starts to become implausible and sometimes boringly so. And quite frankly, the end of the book is right there with a Winter’s Tale and l’Avare in terms of unbelievable ending (but without the dead relative turning up to be actually alive).

Verdict

I would actively recommend it to people meeting a few conditions: 1) an genuine interest in art and Dutch paintings in particular, 2) loads of time on your hands because it has over 700 pages (took me nearly a month to read), 3) a certain skill to suspend disbelief for a while. Otherwise, I think it’s the sort of well-spoken of book that can really disappoint if given to the wrong audience.

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Publié le 19 Janvier 2014

J’ai un petit rituel à Luxembourg. Quand le programme de la saison culturelle sort (genre en avril ou mai), je saute dessus et je prends tous les billets pour les spectacles qui m’intéressent ou pourraient m’intéresser.

Parfois il y en a beaucoup. Parfois il y en a très peu. Cette année, c’était plutôt vaches maigres. Molly Bloom en Novembre (j’ai eu la flemme de faire un article… c’était bien mais j’ai trouvé Molly trop vulgaire avec un accent très poissarde ce qui pour moi ne collait pas avec le personnage d’une fille de militaire élevée à Gibraltar et avec un certain succès en tant que cantatrice. Mais c’est ma vision de Molly en lisant Ulysses et ça doit dépendre de chacun. Bref), un spectacle de danse à la fin du mois et donc Le Prince mardi dernier.

J’avais quelques doutes sur la forme que prendrait le spectacle, mais au final c’était pour moi un grand succès.

Un stage pour princes en devenir

La scène est une salle de formation, tout ce qu’il y a de plus classique (ou presque). Deux formateurs, Karine et Nicolas. 3 stagiaires arrivent. Ils sont là pour apprendre à devenir prince. Pendant 1h30 ils enchaînent les jeux de rôles, ponctués de conseils et leçons de Nicolas. Le public est invité à participer, jouant ce peuple que les apprentis princes doivent apprendre à gouverner.

Un texte intemporel

La mise en scène montre bien l’aspect intemporel du texte de Machiavel. Si les conseils sur la connaissance de la topographie peuvent sembler légèrement inutiles à notre époque où les gouvernants ne sont chefs de guerre qu’en titre, les autres thèmes abordés – la flatterie, le choix des ministres, le rapport au peuple – sont toujours d’actualité.

Verdict

Les jeux de rôles sont parfois un peu forcés, mais les interventions de Machiavel sont toujours très attendues par le public. La mise en scène égratigne aussi un peu Machiavel, son admiration pour Cesare Borgia (dont le portrait est sur l’affiche du spectacle et surveille le public et les acteurs pendant toute la durée de la pièce), sa misogynie et son avarice. Cela évite à la pièce de tomber dans l’admiration totale de Machiavel.

La pièce rend le texte plus accessible, et je pense qu’il serait très intéressant de le faire jouer dans des lycées. Ou a défaut, que les profs d’histoire et de philo devraient y emmener leurs élèves de terminale !

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